En ce 8 mars 2026, les femmes palestiniennes sont confrontées à l’occupation, aux violences et à la privation de leurs droits fondamentaux

 

L’État israélien ne mène pas une guerre, mais un génocide : une entreprise d’anéantissement du peuple palestinien dont les femmes sont au cœur. Elles ne sont pas des victimes collatérales, mais des cibles conscientes d’une stratégie de domination et de terreur.

Bombarder des maternités, affamer des femmes enceintes, priver les familles d’eau et de nourriture, ce n’est pas « faire la guerre » : c’est exercer une violence de genre visant à briser la société palestinienne et effacer celles qui en sont le ciment. À Gaza, Plus de 56 000 femmes enceintes et allaitantes font face à un risque aigu de malnutrition.

Le ciblage du système de santé, c’est : 283 établissements détruits, et plus de 75 % des femmes souffrant de dépression.

Dans le secteur de l’éducation : plus de 600 écoles ont été endommagées, affectant plus de 85 000 élèves.

Depuis le 7 octobre 2023, environ 20 000 femmes ont été tuées à Gaza ; des milliers d’enfants sont orphelins, plus de 2 000 femmes amputées survivent sans soins, dans des conditions inhumaines. En Cisjordanie aussi, les violences explosent. Rien qu’en 2025, des dizaines de femmes ont été assassinées par l’armée d’occupation ou par les colons.

Les Palestiniennes subissent arrestations arbitraires, tortures, humiliations, agressions sexuelles et viols. Leur corps devient un champ de bataille, dans les prisons comme dans les hôpitaux, dans les camps comme dans les maisons.

Des expert·es de l’ONU et de nombreuses ONG dénoncent depuis des années ces violations massives des droits humains, ces violences sexistes systématiques propres à l’occupation. La situation des prisonnières palestiniennes, y compris des mineures, est dramatique : détention arbitraire, abus sexuels, privations alimentaires. Une commission internationale dénonce des violences « systématiques et encouragées » par les autorités, dans une logique d’humiliation institutionnelle.

Malgré les multiples défis auxquelles elles font face, les femmes palestiniennes continuent de résister : dans les rues, dans les hôpitaux, les écoles, les prisons, au cœur des familles et des mouvements populaires. Elles aspirent simplement à vivre sans peur, avoir droit à la joie, à la vulnérabilité sans honte, et à pouvoir étudier comme toutes les autres jeunes femmes du monde.

Nous refusons de détourner le regard. Nous affirmons que la cause palestinienne est une cause féministe : une lutte pour la liberté, la dignité et la justice pour toutes et tous. Nous appelons à bâtir une solidarité féministe véritablement internationaliste avec nos sœurs de Palestine.

Que l’histoire de cette terre s’écrive avec la vérité de ce que vivent les femmes de Gaza et de toute la Palestine occupée. Notre solidarité est internationaliste : nous resterons debout, aux côtés de nos sœurs de Palestine, contre toutes les violences coloniales et patriarcales.

N’oublions pas les femmes palestiniennes. Organisons-nous. Soutenons-les.

Vive la résistance des femmes palestiniennes !

Le collectif 69 de soutien au peuple palestinien (texte lu à la grande manifestation unitaire le 8 mars à Lyon pour la journée internationale des droits des femmes et des minorités de genre)

voir la vidéo de la manifestation 

 

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