Soutien à Olivia Zémor, présidente d’Europalestine, en procès à Paris le 26 février
Non à la répression !
Le gouvernement français cherche à réduire au silence la solidarité avec le peuple palestinien.
Depuis plus de deux ans, des centaines de militant(e)s et simples citoyen(ne)s ont été la cible de poursuites judiciaires, au nom de la répression d’une prétendue « apologie du terrorisme ». Et ce, alors même que la complicité du gouvernement avec le régime génocidaire israélien se poursuit, en toute impunité.
C’est dans ce cadre que la présidente d’Europalestine, Olivia Zémor, est convoquée le 26 février au Tribunal Judiciaire de Paris. En cause, un article du site europalestine.com publié en début de soirée le 7 octobre 2023 sous le titre : « ISRAËL COMPLÈTEMENT PRIS PAR SURPRISE PAR L’OFFENSIVE DE LA RÉSISTANCE », qui rendait compte, factuellement, des combats de la journée aux abords de la bande de Gaza, des bombardements sur Gaza, et de la répression en Cisjordanie.
Les partis, syndicats et associations soussignés connaissent la chaîne des donneurs d’ordre de cette offensive liberticide, qui va de Netanyahou aux parquets de l’Hexagone, en passant par l’exécutif français et les officines pro-génocide.
Ils savent également que des juges peuvent faire preuve d’indépendance dans l’exercice de leurs fonctions, comme l’attestent une série de relaxes de militants et sympathisants de la cause palestinienne injustement inquiétés.
Nous exprimerons pour notre part notre solidarité avec Olivia Zémor en participant, nombreux, à un

RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITÉ LE 26 FEVRIER DE 12H À 13H, DEVANT LE TRIBUNAL DE PARIS de la Porte de Clichy (Métro lignes 13 et 14, RER C)
le jugement sera rendu le 26 mars 2026 :
| Olivia Zémor, présidente d’Europalestine, vient de subir une condamnation ahurissante de la part du Tribunal Correctionnel de Paris : 2 ans de prison avec sursis, 5 ans d’inéligibilité, une amende très lourde, une inscription au fichier du terrorisme … Quelques jours auparavant, son mari, Nicolas Shashahani avait été arrêté chez lui à 6 heures du matin et mis en garde à vue. |
| Les prétextes de cette persécution politique sont dignes du Maccarthysme. Il s’agit de criminaliser une opinion. Il s’agit d’interdire de dire les faits : que le peuple palestinien a été expulsé de chez lui de façon délibérée en 1948, que Gaza est une cage à ciel fermé régulièrement bombardée depuis 2007, qu’un génocide d’une férocité inouïe se déroule là-bas avec la complicité politique, économique, militaire, médiatique et judiciaire de la plupart des pays occidentaux. |
| Ce jugement traduit un détournement honteux du concept juridique de terrorisme qui s’ajoute à l’instrumentalisation de l’antisémitisme. L’accumulation des textes de loi liberticides aboutit à criminaliser toutes celles et ceux qui refusent la version des génocidaires et de leurs soutiens concernant le 7 octobre 2023. Ce jugement est une atteinte frontale à la liberté d’expression. |
| Nous vivons une période où Nétanyahou et Trump s’acharnent à détruire tout ce qui ressemble de près ou de loin au droit international afin de pouvoir impunément semer la guerre, la mort et les destructions partout dans le monde. |
| Avec ce jugement, la justice française tourne totalement le dos à ce droit international. Déjà avec la circulaire Alliot-Marie, elle avait tenté de criminaliser le BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) contre l’État d’Israël. Et elle avait été totalement désavouée par la CEDH (Cour Européenne des Droits de l’Homme) qui avait lourdement condamné la France en rappelant que le boycott était une action citoyenne tout à fait légitime. |
| Tou.tes ensemble, nous pouvons renouveler un tel succès contre les lois liberticides. |