COMMUNIQUE DE PRESSE de GLOBAL SUMUD FRANCE RETOUR DES NAVIGANT·ES :

COMMUNIQUE DE PRESSE 22 mai 2026
RETOUR DES NAVIGANT·ES :
Les navigant·es en route vers Gaza ont été arrêté·es, emprisonné·es, humilié·es, maltraité·es, pour certain·es battu·es et violé·es, avant d’être expulsé·es. Les ressortissant·es français·es sont rentrés à Paris le vendredi 22 mai 2026. 
Détenu·es sur un bateau prison où nombre d’entre elles et eux ont été soumis à des actes inhumains et dégradants, puis transféré·es à la prison de Ktziot, les navigant·es ont subi des violences physiques et psychologiques documentées par les avocat·es d’Adalah, organisation israélienne de défense des droits humains.
Ils et elles ont également commencé à en témoigner auprès des médias lors de leur arrivée en Turquie dans la foulée de leur expulsion : côtes brisées, usage de tasers et balles en caoutchouc, positions de stress forcées, humiliations, agressions sexuelles et viols. Les images qui circulent déjà témoignent également des violences : marques de coups, bras en écharpe, navigant·es ayant du mal à marcher ou en état de choc psychologique.
Leur retour n’est pas une victoire. Gaza est toujours sous les bombes. Le siège illégal et la famine organisée sont toujours en place. Plus de 9 000 Palestinien·nes, dont des enfants, sont aujourd’hui détenu·es dans des prisons tenues par l’occupant sur leurs propres terres et n’ont pas de billet de retour. Ils et elles y subissent des sévices physiques, des actes de torture, des violences sexuelles, des humiliations quotidiennes, et risquent désormais la peine de mort légalisée sous un régime d’apartheid. La prison y fait aussi office d’arme génocidaire : son utilisation systémique a pour objectif de silencier un peuple qui résiste depuis près de 80 ans.
Ce retour est un acte politique. Les navigant·es de la Global Sumud Flotilla, parti·es pour ouvrir un corridor humanitaire vers Gaza et dénoncer le génocide du peuple palestinien, rentrent âbimé·es mais ne se tairont pas. Celles et ceux avec qui nous avons pu être en contact hier soir ont été on ne peut plus clair : ils et elles rentrent pour témoigner, pour poursuivre la dénonciation de la colonisation et du nettoyage ethnique, et pour appeler à l’action pour y mettre fin.
Sumud. En arabe, la résilience. L’ancrage face à l’effacement. On peut arraisonner une flottille, emprisonner des humanitaires, ignorer des appels de détresse en haute mer, violer les droits humains. Mais on ne peut pas arrêter un mouvement qui porte en lui la nécessité morale d’agir.

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